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La culture Tunisienne devient la nouvelle cible des salafistes

La culture Tunisienne devient la nouvelle cible des salafistes!!  les salafistes dégainent leurs sabres et leurs gourdins pour croiser le fer avec les artistes , les faire taire et censurer leur liberté d’expression. Les “enfants” incestueux du gouvernement provisoire, armés jusqu’aux dents de l’artillerie nihiliste et forts de la complaisance et de l’impunité que la clique gouvernementale leur consent, pour des ténébreuses raisons idéologiques et électorales, multiplient les exactions et les assauts contre les hommes et femmes de lettres et d’art et les penseurs libres. La pensée unique, taillée  dans la pierre moyenâgeuse, formatée contre la culture en général et l’art en particulier, continue de sévir et de terroriser. A chaque “Ghazoua” (invasion), son lot de casse et d’appel au meurtre.

 

 

Les agresseurs salafistes : Des coupables toujours reconnus innocents

En véritables pompiers de services, les ministres et autres hauts responsables rivalisent de prétextes et montent de toutes pièces les excuses les plus fantasques pour réduire les actes d’agression à la portion congrue sinon dédouaner les auteurs qui, nous dit-on, “ne sont pas tombés du ciel” mais “sont nos enfants qu’il faut comprendre“. Après tout, ils  “sont des citoyens comme tous les tunisiens” et, à ce titre, “ont le droit de s’exprimer“. Beau et non moins myope discours. Apparemment, il n’y a aucun mal à discuter avec des barres de fer et des machettes plein les mains en guise d’arguments et d’éléments de contradiction. Un  coup de massue, au propre comme au figuré, de belles bosses sur et sous le crane, ” حجج دامغة” (des arguments percutants), comme on dit en arabe !

Les violences impunies des salafistes : jusqu’à  quand ?

N’est-il pas permis de penser qu’on œuvre à reproduire le système du RCD, à gérer la Tunisie comme un héritage familial et à classer les citoyens selon leur degré d’obédience à l’idéologie en place. On dirait presque : Le roi est mort, vive le roi ! A ce rythme, une autre forme de dictature, bien plus perfide, ne manquera pas  de prendre le pas et de prendre en otage toute la société. A moins qu’un nouveau “Dégage”, bien plus rugissant, ne secoue la Tunisie profonde pour couper court à ce glissement obscurantiste, réconcilier le pays avec soi-même et le remettre ainsi sur sa naturelle voie, profondément séculière et tolérante, pavée de modération, d’ouverture  et de brassage culturel.

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